Le mandement de la Tour

  
 
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1588 : pour se rendre en terre sainte, un pélerin traverse la Tour du Pin !

mercredi 7 mars 2012


1588 : alors que la France est ravagée par les guerres civiles, le Sieur de Villarmont, fait un pèlerinage en Terre Sainte. Pour arriver jusqu’à Lyon, il voyage dans un dans un coche public avec six autres personnes. Puis, il traverse le Dauphiné au départ de Vienne, son itinéraire le conduit par Saint–Laurent, La Verpillière, Bourgoin, Cessieu, La Tour du Pin. C’est à Pont de Beauvoisin, qu’il passe la frontière (de Savoie).

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Un martinet au début du XXème siècle

Il est étonné par l’enchaînement des moulins sur les rivières ou les martinets forgent les lames d’épée. Il y a grande quantité de moulins qu’un petit ruisseau fait tourner. Les utilisations sont multiples : jouer les soufflets pour attiser le feu à la fournaise, battre le fer sur l’enclume ou encore tourner les meules qui aiguisent les épées « sans qu’il y ait un seul homme pour tenir le fer en la main pour le faire à sa volonté »

Chez nous, les « ruisseaux » d’alimentation des roues à aubes se rejoignent dans le « canal mouturier ». On trouve des moulins dès le VIII° siècle. Le « Petit martinet » de St-Clair de la Tour rappelle la présence d’une taillanderie où se fabriquaient des outils et fers tranchants, faux, haches, serpes, couperets, fers de rabots... et des outils agricoles ou de terrassement.

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Le martinet selon les Encyclopédistes du XVIIIème

Le martinet est une sorte de marteau pilon qui écrase par coups successifs le métal porté au rouge. La roue à aube est entraînée par le courrant et le mouvement se transmets par une bielle de bois.

Notre pèlerin poursuit son itinéraire par « la rude montagne d’Aiguebelette qui « dure une lieue de hauteur et davantage de descente, étant toute remplie de bois taillis, repaire et tanière de larrons… Se trouvent dans ces bois plusieurs ours et autres bêtes sauvages, lesquelles en certains temps sont dangereux à rencontrer. » Il apprécie l’excellence du bon poisson du lac « comme au dîner le goût m’en donna preuve suffisante. » Au retour, il passe par « la montagne du Chat, un passage périlleux à cause des bois desquels elle est remplie et d’un grand lac qui est au pied, auquel facilement du haut de la montagne on précipiterait ceux qu’on voudrait faire mourir pour avoir leur argent. »

Notre touriste du XVI° siècle complète son évocation du Dauphiné par un détail qui prouve que, hormis les dangers encourus «  d’être pris ou massacré par les chemins », il reste une vieille tradition : partout, en Italie et au-delà, il fut obligé de donner des pourboires…

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